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Robien
et Borloo
Le régime "Robien" (et "Robien recentré")
Dispositif
d'incitation à l'investissement locatif créé
par la loi n° 2003-590 du 2 juillet 2003 "Urbanisme et
habitat", issu de la Loi Besson, applicable aux acquisitions
de logements destinés à la location acquis (ou mis
en construction par le contribuable - la date de déclaration
d'ouverture de chantier faisant foi) à compter du 3 avril
2003 :
-
neufs, acquis achevés ou en VEFA) ;
-
anciens affectés à un usage autre que l'habitation
et que le contribuable transforme en logements, ou qui ne satisfont
pas aux caractéristiques de décence prévues
à l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989 et fixés
par le décret du 30 janvier 2002 et qui font l'objet de
travaux de réhabilitation, permettant aux logements d'acquérir
des performances techniques voisines de celles des logements neufs
; la non-satisfaction aux critères de décence a
été définie par le décret n° 2003-1219
du 19 décembre 2003 et s'entend au titre d'au moins 4 critères
du décret du 30 janvier 2002 ; les performances techniques
à assurer à l'issue des travaux de réhabilitation
sont fixées par un arrêté du 19 décembre
2003 (article 4) ; le contribuable doit faire établir par
un contrôleur technique ou un technicien de la construction
qualifié, indépendant des personnes physiques ou
morales susceptibles de réaliser les travaux de réhabilitation
et couvert par une assurance pour cette activité : 1°
avant la réalisation des travaux, un état descriptif
du logement contenant les rubriques fixées par l'arrêté
susmentionné (article 3) ainsi qu'une attestation indiquant
les rubriques pour lesquelles le logement ne correspond pas aux
caractéristiques de la décence, et 2° après
la réalisation des travaux, un état descriptif du
logement contenant les mêmes rubriques que celles mentionnées
au 1° ainsi qu'une attestation indiquant d'une part que les
travaux de réhabilitation ont permis de donner au logement
l'ensemble des caractéristiques d'un logement décent
mentionnées et d'autre part que l'ensemble des performances
techniques mentionnées est respecté et qu'au moins
six d'entre elles ont été obtenues à la suite
des travaux de réhabilitation ; dans une copropriété,
cette attestation indique que l'état apparent des parties
communes qui desservent le logement est considéré
comme décent, que celles-ci aient ou non fait l'objet de
travaux ; "l'appréciation est faite au regard des
mêmes caractéristiques que celles prises en compte
pour un logement individuel"...
Pour
les logements acquis entre le 3 avril 2003 et le premier jour
du troisième mois suivant la publication du décret
fixant ces conditions (en fait le 22 mars 2004), une dérogation
permet au propriétaire qui les a respectées de remplacer
les attestations requises par des déclarations sur l'honneur
(article 2 du décret du 19 décembre 2003).
Le
régime "Robien" a été modifié
par la loi "ENL" du 13 juillet 2006, pour toutes les
acquisitions de logement neuf ou à réhabiliter à
compter du 1er septembre 2006, et les constructions que le contribuable
fait édifier dont la déclaration d’ouverture
de chantier est postérieure à cette date (étant
noté qu’en matière fiscale, lorsqu'une vente
est consentie sous condition suspensive, la cession n'est considérée
comme effective qu'au moment de la réalisation de la condition)
; le régime modifié a été nommé
"Robien recentré".
Comme
pour le régime "Besson", les régimes "Robien"
et "Robien recentré" créent un statut
de "bailleur conventionné" et accordent un avantage
fiscal conditionné par un plafonnement des loyers pratiqués,
mais sans conditions de ressources des locataires (voir les valeurs
dans la section des indices et chiffres-clés).
L'avantage
fiscal prend la forme d'un dispositif d'amortissement à
raison de :
-
pour le régime "Robien" avant modification :
8% par an pendant 5 ans puis 2,5% pendant 4, 7 ou 10 ans (l'amortissement
porte en fait sur les 9 ans de l'engagement, plus, si le contribuable
prolonge sa location d'autant, sur 2 périodes de 3 ans
supplémentaires). Pendant la période d'amortissement,
la déduction forfaitaire sur les revenus fonciers est ramenée
de 14 à 6%. A compter des revenus de 2006 qui seront déclarés
en 2007, cette déduction forfaitaire est supprimée.
Une fois l'amortissement terminé, le contribuable pouvait
bénéficier du régime "Besson ancien",
à savoir une déduction forfaitaire sur les revenus
de 40%, ramenée à 26% à compter des revenus
de 2006 qui seront déclarés en 2007, pendant six
années de location (ce régime a été
supprimé à compter du 30 septembre 2006 et remplacé
par le régime "Borloo dans l'ancien" - v. ci-dessous).
-
pour le régime "Robien recentré" : 6%
par an pendant 7 ans et 4% pendant 2 ans, sans possibilité
de prolongation. Les modalités de la déduction forfaitaire
ne changent pas.
A
l'issue de cette période, une nouvelle période de
9 ans plus deux fois trois ans supplémentaires peut s'ouvrir
:
-
aux mêmes taux pour des dépenses de reconstruction
et d'agrandissement ;
-
à raison de 10% par an pendant 10 ans pour des dépenses
d'amélioration.
L'avantage
fiscal de chaque période est subordonné à
l'engagement du propriétaire de louer le logement non meublé
pendant au moins au moins 9 ans à usage d'habitation principale
à une personne autre qu'un membre de son foyer fiscal,
faute de quoi une partie des déductions opérées
doit être réintégrée. Cette location
doit prendre effet dans les douze mois qui suivent la date d'achèvement
de l'immeuble ou de son acquisition si elle est postérieure.
Le
contribuable qui souhaite bénéficier de ce régime
doit joindre un engagement de location (imprimé 2044EB)
à la déclaration de revenus fonciers de la première
année d’application du régime : année
d’achèvement ou, si elle est postérieure année
d’acquisition du logement ou d'achèvement des travaux
de réhabilitation.
Sous
réserve qu'il n'appartienne pas au foyer fiscal du propriétaire
ou de l'associé, le locataire peut être un ascendant
ou un descendant du contribuable ; la location peut être
aussi consentie à un organisme public ou privé qui
le donne en sous-location nue, à usage d'habitation principale,
à une personne autre que le propriétaire du logement,
son conjoint, ou les membres de son foyer fiscal, à condition
que cet organisme ne fournisse aucune prestation hôtelière
ou parahôtelière ; mais ces prestations pourront
toutefois être fournies par une filiale de la société
gestionnaire : cela concerne par exemple les résidences
pour étudiants et les résidences pour personnes
âgées (1)...
L'option
pour l'amortissement, réservée aux contribuables
dont les revenus sont imposés dans la catégorie
des revenus fonciers, peut être exercée par un bailleur
personne physique ou par une société non soumise
à l'IS (SCI de gestion, société immobilière
transparente, SNC, société en participation...)
autre qu'une SCPI (société civile de placement immobilier),
les SCPI faisant l'objet d'un dispositif spécifique (voir
ci-dessous).
Lorsque
le logement appartenant à la société est
loué à l'un des associés ou à un membre
du foyer fiscal d'un associé, ce dernier ne peut pas bénéficier
du régime de l'amortissement. Les autres associés
en revanche ne devraient pas être privés de cet avantage.
L'option
pour le régime d'amortissement ne peut pas être exercée
pour les revenus des immeubles ou des titres dont le droit de
propriété est démembré. Toutefois,
lorsque le transfert de la propriété du bien (ou
des titres) ou le démembrement de ce droit résulte
du décès de l'un des époux soumis à
imposition commune, le conjoint survivant attributaire du bien
(ou des titres) ou titulaire de son usufruit peut demander la
reprise à son profit, dans les mêmes conditions et
selon les mêmes modalités, du dispositif d'amortissement
pour la période restant à courir à la date
du décès.
Pour
les logements acquis neufs, la période d'amortissement
a pour point de départ le premier jour du mois de l'achèvement
de l'immeuble ou de son acquisition si elle est postérieure.
Pour
les logements acquis anciens, la déduction au titre de
l'amortissement est calculée sur le prix d'acquisition
des locaux augmenté du montant des travaux de transformation
ou de réhabilitation. La période d'amortissement
a pour point de départ le premier jour du mois de l'achèvement
de ces travaux.
Le
régime "Robien" s'applique aussi à l'acquisition
de parts de SCPI avec un amortissement sur 95% du prix d'achat
des parts, en fait les souscriptions en numéraire au capital
initial ou aux augmentations de capital de la SCPI réalisées
à compter du 3 avril 2003.
L'option
pour l'amortissement est subordonnée à la condition
que 95 % de la souscription serve exclusivement à financer
un investissement pour lequel les conditions d'application de
l'option pour l'amortissement "Robien" sont réunies.
Le produit de la souscription annuelle doit être intégralement
investi dans les dix-huit mois qui suivent la clôture de
celle-ci. L'associé doit en outre s'engager à conserver
la totalité de ses titres jusqu'à l'expiration de
l'engagement souscrit par la société.
Rappelons
qu'un des intérêts des régimes d'amortissement
est de pouvoir faire des déficits fonciers ; or ceux-ci,
qu’ils résultent ou non de cet avantage, sont reportables
sur le revenu global jusqu'à hauteur de 10.700 euros.
Le "Robien social"
La
loi n°2005-32 du 18 janvier 2005 de programmation pour la
cohésion sociale a institué un régime de
remplacement du régime "Lienemann" (voir "Loi
Besson") en vue de favoriser la location de logements à
des associations d'insertion ; ce régime, qui a été
également nommé régime "Daubresse",
du nom du ministre alors en charge du logement, n'a cependant
pas obtenu son décret d'application et a été
supprimé par la loi "ENL" du 13 juillet 2006.
Le
régime "Borloo populaire"
Créé
par la loi "ENL" du 13 juillet 2006, il s'applique aux
mêmes types de bailleurs et aux mêmes types de biens
que le régime "Robien", acquis neufs ou anciens
avec réhabilitation lourde à compter du 1er septembre
2006. L'engagement de location doit toutefois prévoir que
le locataire est une personne autre qu'un ascendant ou descendant
du contribuable. L'engagement de location peut être suspendu,
à l'issue d'une période de location d'au moins trois
ans, pour mettre le logement à la disposition d'un ascendant
ou descendant du contribuable. Le dispositif d'amortissement est
suspendu pendant la période de mise à disposition
du logement, qui ne peut excéder neuf ans. Lorsque l'immeuble
est la propriété d'une SCI, le locataire doit être
une personne autre qu'un des associés ou un membre du foyer
fiscal, un ascendant ou un descendant d'un associé.
L'avantage
fiscal prend la forme d'un dispositif d'amortissement à
raison de 6% par an pendant 7 ans et 4% pendant 2 ans, puis 2,5%
pendant 3 ou 6 ans (l'amortissement porte en fait sur les 9 ans
de l'engagement, plus, si le contribuable prolonge sa location
d'autant, sur 2 périodes de 3 ans supplémentaires).
Il
autorise en plus pendant toute la durée de l'amortissement
une déduction forfaitaire de 30% sur les revenus locatifs,
en contrepartie de deux conditions : la réintroduction
d'un plafond de ressources pour les locataires (comme dans le
régime "Besson"), et un plafonnement des loyers
à 70 % du prix du marché (voir les valeurs dans
la section des indices et chiffres-clés).
Notons
que par dérogation spéciale, les bailleurs peuvent
opter pour le régime "Borloo populaire" pour
les investissements réalisés depuis le 1er janvier
2006.
Le régime "Borloo dans l'ancien"
Créé
également par la loi "ENL" du 13 juillet 2006,
il remplace le régime "Besson ancien" à
compter du 30 septembre 2006, et permet de bénéficier,
dans les mêmes conditions et pour les mêmes types
de bailleurs que le régime "Besson ancien" (voir
le régime "Besson"), d’une déduction
forfaitaire de 30 et 45% sur les revenus bruts de location pour
les baux conclus à compter du 1er octobre 2006 concernant
des logements donnés en location dans le cadre d'une convention
avec l’ANAH (Agence nationale pour l’amélioration
de l’habitat), pendant la durée d'application de
cette convention et suivant le niveau des plafonds de loyers et
de ressources des locataires applicables (voir les valeurs dans
la section des indices et chiffres-clés). Cette convention
peut se faire sans travaux subventionnés.
A
noter que ce régime est cumulable avec la déduction
forfaitaire de 30% sur les revenus bruts de location en cas de
relocation des logements qui ont donné lieu, au titre de
l'année qui précède celle de la conclusion
du bail, au versement de la taxe sur les logements vacants (créée
par la même loi "ENL"), pouvant donc conduire
à une déduction totale de 60 ou 75% sur les revenus
perçus jusqu'au 31 décembre de la deuxième
année qui suit celle de la conclusion de ce bail, conclu
entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2007...
(1) La condition de loyer s'apprécie en tenant compte à
la fois du loyer payé au bailleur par l'organisme locataire
et du loyer payé à ce dernier par le sous-locataire.
Lorsque le logement est situé dans une résidence
dotée de services collectifs, et composée d'un ensemble
homogène d'au moins dix logements à usage d'habitation
principale, il n'est pas tenu compte de la redevance versée
par le sous-locataire à un organisme indépendant
du locataire principal et représentative des frais de gestion,
d'assurance, de gardiennage, d'amortissement des locaux collectifs,
d'équipement des logements et, le cas échéant,
d'ameublement. Cette disposition s'applique à la condition
que le montant annuel de la redevance n'excède pas le montant
annuel des loyers payés par le sous-locataire (CGI, annexe
3, art. 2 sexdecies-0 A ter, créé par le décret
n° 2003-1219, 19 décembre 2003, art. 1er)
Régime
Besson :
C'est le troisième en date des dispositifs d'aide fiscale
à l'investissement locatif après le dispositif "Quilès-Méhaignerie",
puis le dispositif "Périssol".
Il
créait un statut de "bailleur conventionné"
et accordait des avantages fiscaux conditionnés par un
plafonnement des loyers pratiqués et des conditions de
ressources des locataires (voir les valeurs dans la section des
indices et chiffres-clés) :
-
pour les logements existants (régime "Besson ancien")
une déduction forfaitaire sur les revenus fonciers de 25%,
portée à compter des revenus de 2003 à 40%,
et ramenée à compter des revenus de 2006 qui seront
déclarés en 2007 à 26%
-
pour les logements acquis neufs ou en l'état futur d'achèvement,
que le contribuable a fait construire ou transformer en logements
(régime Besson neuf"), un dispositif d'amortissement
à raison de 8% par an pendant 5 ans puis 2,5% pendant 4,
7 ou 10 ans (l'amortissement porte en fait sur les 9 ans de l'engagement,
plus, si le contribuable prolongeait sa location d'autant, sur
2 périodes de 3 ans supplémentaires). Par contre,
pour ces derniers, la déduction forfaitaire sur les revenus
fonciers était ramenée de 14 à 6% mais seulement
pendant la période d'amortissement. A compter des revenus
de 2006 qui seront déclarés en 2007, cette déduction
forfaitaire est supprimée. Une fois l'amortissement terminé,
le contribuable pouvait bénéficier du régime
"Besson ancien" (v. ci-dessus) pendant six années
de location.
La
durée minimale de location (non meublée et à
titre d’habitation principale) était de 9 années
consécutives pour le neuf et 6 pour l’ancien, faute
de quoi une partie des déductions opérées
doit être réintégrée.
Le
contribuable qui souhaitait bénéficier de ce régime
devait joindre un engagement de location (imprimé 2044EB)
à la déclaration de revenus fonciers de la première
année d’application du régime : année
d’achèvement ou, si elle est postérieure année
d’acquisition du logement pour le neuf, ou année
au cours de laquelle a pris effet la location pour l’ancien
(nouvelle location seulement).
Pour
les logements neufs, le régime s’applique même
lorsque le logement est loué à un ascendant ou un
descendant. Pour les logements existants, l’avantage peut
être suspendu pendant une durée pouvant aller jusqu’à
9 ans, si le logement a été loué pendant
une période minimale de 3 ans sous ce régime, quand
le contribuable le met à la disposition d’un membre
de son groupe familial.
Rappelons que les déficits fonciers, qu’ils résultent
ou non de cet avantage, sont reportables sur le revenu global
jusqu'à hauteur de 10.700 euros.
Le
régime créé par la loi Besson a donné
lieu en 2001 à une variante pour la location "très
sociale", le régime "Lienemann" (voir ci-dessous)
; il a été remplacé pour les acquisitions
à compter du 3 avril 2003 par un régime plus souple
pour le neuf, le régime "Robien" ; ce nouveau
régime a été aussi étendu, également
pour les acquisitions à compter du 3 avril 2003, à
l'ancien avec réhabilitation lourde ; enfin, le régime
"Besson ancien" a été supprimé
au 30 septembre 2006 et remplacé par le régime "Borloo
dans l'ancien" (voir régime "Borloo").
Régime "Lienemann"
Ce
régime s’appliquait à tous les logements neufs
ou anciens loués dans des conditions de plafonnement des
loyers pratiqués et de ressources des locataires plus restrictives
que le régime "Besson" (voir les valeurs dans
la section des indices et chiffres-clés). Pour les baux
conclus ou renouvelés à compter du 4 juillet 2003,
il a été limité aux logements anciens (Loi
du 2 juillet 2003 "Urbanisme et habitat").
Il
permettait de pratiquer indistinctement une déduction forfaitaire
de 60% sur les revenus fonciers pendant toute la durée
de la location, de 9 années consécutives minimum
comme pour le régime Besson neuf. Cette déduction
forfaitaire est ramenée à 46% à compter des
revenus de 2006 qui seront déclarés en 2007.
La
loi n°2005-32 du 18 janvier 2005 de programmation pour la
cohésion sociale a organisé la fin de ce régime
en le remplaçant partiellement par le "Robien social"
(voir régime Robien), qui n'a en fait jamais reçu
son décret d'application et qui a été supprimé
par la loi "ENL" du 13 juillet 2006...
Du
coup, le régime Lienemann est réservé à
compter du 1er janvier 2005 aux seuls logements pour lesquels
un bail a été conclu entre le 1er janvier 2002 et
le 31 décembre 2004 A l'issue de la période de trois
ans en cours au 1er janvier 2005, le propriétaire qui avait
opté pour le dispositif Lienemann ne bénéficie
plus que du taux de déduction forfaitaire majorée
de 40% prévue dans le régime "Besson-ancien"
(cf. ci-dessus), ramené à 26% à compter des
revenus de 2006 qui seront déclarés en 2007, à
la condition de respecter les plafonds de loyer et de ressources
spécifiques au régime Lienemann (qu'il y ait ou
non changement de titulaire du bail)...
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